Ce concert du 19 septembre marquera l'ouverture de la saison dans le registre du classique à Flagey. Trois oeuvres au programme, interprétées par un de nos 'special guests', le Brussels Philharmonic, orchestre en résidence à Flagey, sous la direction de Michel Tabachnik, et avec l'éminent José Van Dam. On commencera par une oeuvre originale, résultant d'une commande de pièce symphonique faite par l'orchestre au compositeur luxembourgeois Daniel Capelletti. Intitulée Transience, cette pièce de 12 minutes est la première partie du Tulse Luper's Project, qui doit être écrit cette année. Le titre fait référence à un projet fou du cinéaste Peter Greenaway dont le compositeur se dit être un grand admirateur. Les obsessions du cinéaste comme le temps, en évitant les notions de début et de fin, les chiffres, la symétrie, font écho avec la sensibilité du compositeur.
C'est avec les Rückertlieder de Mahler que nous poursuivrons la soirée. Ces cinq chants de caractère exclusivement lyrique illustrent un moment rare de la vie de Mahler, moment d'équilibre et de détente. En outre, ils marquent l'aboutissement suprême, la perfection absolue du Lied mahlérien. Le sentiment de calme, de paix et de certitude, qui s'exprime ici avec tant de bonheur, Mahler le devait sans doute à la pleine conscience de sa maturité artistique.
Tout à la fois belle et triste, Pathétique est bien la dernière oeuvre écrite par Tchaikovsky avant sa mort. Sonnant comme un requiem, la symphonie traduit le lyrisme exacerbé du compositeur avec une mélodie ouvertement sentimentale qui exprime la résignation d'un homme marqué par l'impossibilité de réaliser ses aspirations profondes dans une société bourgeoise.