Trésors marins
Exposition
!!! Attention: cet événement est déjà passé !!!
Jusqu'au 15 novembre (mardi à vendredi de 10h à 18h; samedi et dimanche de 14h à 18h).
Avez-vous envie de vivre des aventures de pirates passionnantes, tout comme Johnny Depp ou Jack Sparrow ? Ou, à l'instar du célèbre explorateur français Jacques Cousteau (1910-1997), êtes-vous avide de découvrir ce que recèlent les fonds marins ? Le Musée National de la Pêche à Oostduinkerke vous aidera certainement dans cette démarche. Suite à l'exposition organisée l'année passée et intitulée 'Zeerotica' qui a remporté un franc succès et qui mettait en lumière la mer, source d'inspiration de fantaisies érotiques, le musée attirera l'attention sur les trésors marins du 8 juin au 15 novembre prochains. Cette fois, des pièces de collections d'une valeur inestimable exciteront votre imagination. ... (Lire la suite)
L'exposition comprend trois volets : trouver, conquérir, perdre.
Dès la première partie, le visiteur découvre que la mer est bien plus qu'un cimetière d'épaves de navires qui regorgent d'or et de pierres précieuses. Les biologistes découvrent régulièrement des nouvelles espèces de poissons et des variétés végétales jusqu'alors inconnues. Les richesses naturelles semblent inépuisables. Les perles, l'ambre jaune et le corail impressionnent tout un chacun.
Les archéologues sous-marins recherchent sans relâche des traces d'un passé lointain. Il y a cinq ans, des explorateurs ont repêché le trésor sous-marin de pièces de monnaies le plus important du Nuestra Senora de las Mercedes, un galion espagnol coulé au large de la côte sud du Portugal. En 1987, des plongeurs ont découvert l'épave d'un navire au large de la côte sud de la Chine. Ce navire y a fait naufrage huit cents ans auparavant. Il contenait plus de 70.000 objets d'art, dont des assiettes en porcelaine et des pots en étain, dédiés au commerce par la route de la soie. Le navire marchand a pu être déterré et renfloué dans son entièreté. Des quantités gigantesques de porcelaine, de thé et d'or ont aussi été retrouvées dans le vaisseau marchand hollandais Geldermalsen, qui a fait naufrage en 1752 dans la mer de Chine méridionale. Le thé avait protégé la porcelaine ! Dans l'océan Atlantique, à quatre-vingts kilomètres de Massachussets, le chercheur de trésors contemporain Greg Brooks a découvert le Port Nicholson, un navire marchand britannique qui a coulé au cours de la Seconde Guerre mondiale. Depuis, la valeur de la cargaison de 71 tonnes de lingots de platine a monté en flèche.
Hélas, d'énormes quantités de déchets et même de substances radioactives sont déversées dans la mer. Dans le cadre du projet 'Fisher for Litter', des pêcheurs collectent les détritus non-ramassés et les déchets dans des bigbags et les ramènent à quai. La population locale a également participé à cette exposition en amenant au musée des trésors personnels trouvés en mer du Nord. Ces pièces font également partie de l'expo.
Le deuxième volet de l'exposition s'axe sur les pirates en tous genres. Avec son roman 'L'Île au trésor', l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson (1850-1894) a contribué largement à créer l'image du pirate. Mais aussi la série cinématographique 'Pirates of the Caribbean', avec l'acteur inimitable Johnny Depp dans le rôle principal, a incontestablement influencé notre vision sur la piraterie.
La piraterie diffère toutefois de la course puisque cette dernière activité reposait sur des bases légales.
La course est apparue au 14e siècle. Par le biais de la 'lettre de marque', les corsaires recevaient à l'époque l'autorisation du roi pour attaquer l'ennemi et lui piller ses navires. La course flamande était surtout en plein essor durant la guerre de 80 ans (1568-1648). Le troubadour compatissant chantait alors à pleins poumons : 'Tous ceux qui veulent naviguer doivent être des hommes à barbes'.
Les pirates communiquaient surtout à l'aide de pavillons. Le Jolly Roger est un pavillon tristement célèbre : un fond noir orné d'une tête de mort blanche surmontant deux tibias blancs entrecroisés. Un navire visé pouvait capituler en laissant flotter au vent le pavillon blanc. Toutefois, un pavillon rouge signifiait que les corsaires allaient se livrer à une bataille impitoyable. Aujourd'hui, des pirates sont toujours actifs entre la mer Rouge et l'océan Indien, dans le golfe d'Aden au large de la Somalie et dans le détroit de Malacca.
Les hommes n'étaient pas les seuls à se rendre coupables de piraterie. En effet, l'exposition met en lumière que les femmes aussi s'adonnaient à la piraterie. Il est vrai qu'Alvida, fille de roi de Suède et la Britannique Charlotte de Berry s'enveloppaient dans des vêtements d'hommes mais elles étaient bel et bien des furies impitoyables qui infestaient mers et océans. Anne Bonny et Mary Read également sont entrées dans l'histoire de la piraterie.
La mer donne et prend. Le troisième volet de l'exposition est consacré à son avidité. Combien de navigateurs n'ont-ils pas été engloutis par les vagues ? Même des civilisations entières ont été balayées par les flots !
Au large de l'Egypte, des archéologues ont découvert des restes de villes antiques. Ils ont aussi trouvé dans l'eau les fragments manquants de sculptures renommées ainsi que le plus ancien calendrier astrologique connu.
A en croire Platon, l'Atlantide, cité mythique, aurait également disparu de la surface de la terre suite au déluge survenu vers 9500 avant l'ère chrétienne. Toutefois, l'endroit exact n'a toujours pas été trouvé.
Par contre, en Grèce, au large de la Laconie, des archéologues ont découvert des chambres funéraires et des bâtiments intacts de la cité de Pavlopetri appartenant à la période mycénienne.
Le tsunami de 2004 a non seulement fait des ravages énormes mais il a aussi mis à nu de magnifiques statues en pierre datant du septième siècle sur la côte sud de l'Inde au Tamil Nadu.
Pour conscientiser les gens sur l'état déplorable de l'environnement marin, Jason de Caires Taylor a construit dans les environs de Cancun au Mexique un musée sous-marin contenant quatre cents sculptures grandeur nature. Les poissons et les crustacés occupent les lieux !
Pour les enfants, le musée a élaboré un parcours séparé qui leur permettra de tester leurs connaissances sur la piraterie par le biais de personnages de bandes dessinées, d'astuces linguistiques et de chansonnettes de pirates rafraîchissantes. Piet Hein est certainement à l'écoute.
Prix :
1 / 3 / 5 / 8/ 10€
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